Aïe, aïe, accrochez-vous, ça va faire mal.

Enfin, pas vraiment. L’objectif de cet article est de vous aider à surmonter le blabla négatif qui se passe dans votre tête quand vous voulez transformer votre physique.

Et vous pourriez me dire que ce blabla négatif n’est pas important, que vous avez la motivation, etc. Mais à ce stade de ma carrière de coach, il faudrait que je sois un véritable débile pour ne pas identifier les points communs entre ceux et celles qui réussissent leur transformation physique et ceux et celles qui n’y arrivent pas.

Et la 1ère chose qui détermine le succès d’une perte de gras, ou son échec, c’est ce blabla négatif. Cette petite voix au fond de notre tête qui nous raconte des choses. Parfois plaisantes, parfois déplaisantes.

Est-ce que vous avez déjà entendu cette petite voix ? Celle qui vous dit “mieux vaut ne pas faire ça, sinon…” ou “ça ne marchera pas ça” ou “ce sera trop dur pour moi”, etc.

Cette petite voix se fait aussi entendre plus fréquemment et plus fort quand les choses deviennent plus dures. Par exemple, pendant votre perte de gras, quand le poids ne descend plus, vous pourriez vous retrouver à penser que ça ne vaut pas la peine, que vous n’y arriverez pas, etc.

Et comme l’a très bien Buddha, nous sommes le résultat de ce à quoi nous avons pensé.

Donc, si vous pensez que vous allez rater, vous allez probablement raté.

Et si vous pensez que vous allez réussir, il est fort probable que vous réussissiez.

Le moment où j’ai compris ce simple principe, le principe selon lequel notre attention (donc ce à quoi/sur quoi on pense) déterminera notre chemin, ce fut en voiture.

Je roule sur une voie rapide, 70kmh, je ne sais même plus s’il y avait de la musique ou pas. Je me souviens juste d’avoir été distrait et lorsque je me suis reconcentré sur la route, il y avait un camion qui débordait sur ma ligne et une autre voiture à l’arrêt. Je me retrouve à devoir passer entre ces deux obstacles, et c’est plutôt serré et j’ai très peu de temps pour décider quoi/comment faire. A ce moment, mon attention est à 1.000% sur le trou entre le camion et la voiture. Et quelque chose m’empêche de regarder le camion ou la voiture, je n’arrive à me concentrer que sur l’espace dans lequel je vais passer.

Après être passé, je me suis demandé pourquoi je n’ai pas réussi à regarder le camion, ni la voiture. Et la réponse était simple, si j’avais regardé le camion, j’aurais eu plus de chance de rentrer/toucher le camion plutôt que de passer indemne.

Ce réflexe provient sans doute d’une expérience négative que j’ai eu quand j’avais 10-12 ans, en vélo, et que je me suis concentré sur la fissure dans la route, au lieu de ne regarder que là où je voulais. Résultat, la roue avant de mon vélo s’est prise dans cette fissure et je me suis retrouvé au sol.

C’est donc quand j’ai évité ce camion et la voiture à l’arrêt que j’ai pleinement compris que si je me concentre sur les choses que je ne veux pas, non seulement je vais mal me sentir pendant que j’y pense, mais surtout ça augmente le risque que ça arrive.

Donc, je ne suis pas en train de dire qu’il faut être positif. La positivité, ça a ses limites. Vous pouvez aller marcher dehors en hiver et vous répétez “j’ai chaud, j’ai chaud”, vous allez quand même avoir froid.

Ce que je veux dire, c’est qu’il faut penser à ce que vous voulez, pas à ce que vous ne voulez pas.

BREF

Pour revenir au sujet de notre vidéo. Ce blabla négatif, cette petite voix qui nous raconte des choses dans notre tête.

Pendant votre transformation physique, cette voix se fera de plus en plus forte. Surtout quand les choses deviendront dures. Elle vous dira plein de choses, notamment que ça ne marche pas, qu’il faut faire autre chose, que vous ne réussirez pas, etc.

Si vous n’avez pas conscience de cette petite voix, il est important d’essayer de l’écouter. Comme ils le disent parfois dans certains films, ce n’est pas parce que vous ne croyez pas au diable qu’il ne croit pas en vous.

Bref, la petite voix est là, c’est la condition humaine. Mais elle peut être plus forte chez certaines personnes que chez d’autres.

J’ai déjà coaché des gens qui pensaient ne jamais réussir, pourtant ils ont suivi le plan à la lettre, sans devoir lutter contre la voix qui leur disait d’arrêter. Tandis que d’autres ont du lutté tous les jours pour tenir. La différence n’est pas génétique, elle est juste mentale.

Et c’est donc ce qui m’amène à me demander, pourquoi certaines personnes y arrivent et pas d’autres ? Parce qu’il s’agit de plus que juste perdre du gras. J’ai déjà eu des clients et clientes qui perdaient du gras sans trop de problème mais qui ont abandonné. Tandis que j’en ai eu d’autres qui devaient se battre pour chaque millimètre perdu, mais qui ont tenu jusqu’au bout.

Où est la différence ?

La motivation ? Leur entourage ? La discipline ?

En mon opinion, la différence se situe dans leur gestion émotionnelle.

La motivation, c’est bien, mais ça ne dure pas. L’entourage, ce n’est pas lui qui va aller manger ce qu’il faut manger ou qui va aller faire le sport pour vous. La discipline, donc la volonté, dépend de votre niveau d’énergie donc tôt ou tard, si vous faites quelque chose qui ne vous plait plus, la discipline n’aura plus assez d’énergie pour être maintenue.

Non, ceux et celles qui réussissent sont des maitres de la patience. Pas qu’ils prennent plus longtemps pour réussir, mais ils parviennent à dompter leur impatience. Ils la contrôlent. Ils arrivent aussi à rester alignés sur leurs objectifs, sans les remettre en question suite à la difficulté de la situation. Ils sont stables, ils ne changent pas d’opinion sans raison. Ils sont, pour la plupart, équilibrés, càd qu’ils n’ont pas que le fitness dans leur vie.

Aucun de ces traits n’est génétique. Vous pouvez développer ces traits par vous même pour vous même.

Mais ça demande du travail, surtout si vous n’avez pas l’habitude de contrôler votre impatience ou d’engager des discussions avec la petite voix.

Donc, la prochaine fois que la petite voix vous dit que vous perdez votre temps, parlez avec elle (dans votre tête si des gens sont autour de vous, vous pourriez vous faire interner si vous commencez à parler tout(e) seul(e) en la présence d’autres personnes :P). Demandez lui pourquoi elle pense que vous perdez votre temps. Demandez lui ce que vous devriez faire à la place.

Et là, vous verrez que la petite voix, ce blabla négatif, ne produit rien. Elle ne créé rien. Elle ne fait que défaire et détruire. Et quand vous verrez ça, vous lui aurez échappé. Pour le moment.

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